mercredi 23 novembre 2011

Eclairage sur la lumière


J’ai eu l’occasion d’observer tout dernièrement dans ma campagne un arc-en-ciel tout à fait extraordinaire. C’était en fin de journée. Le ciel était gris. Le soleil faible. L’arc était très nettement dessiné en un demi-cercle d’un bout à l’autre du ciel à portée de vue. Les couleurs du spectre solaire ressortaient de l’arc particulièrement lumineux allant du violet au bleu, au jaune, au vert, à l’orange, jusqu’au rouge, le violet étant à l’intérieur de l’arc, le rouge à l’extérieur.

Ce qui caractérisait ce phénomène naturel, c’était qu’un autre cercle sous-jacent renvoyait des rayons lumineux qui projetaient à l’intérieur des deux cercles les couleurs décomposées dans une sorte de brouillard « flouté ».

Devant un tel spectacle dantesque, à la fois sublime et terrifiant, j’ai une pensée indulgente pour nos ancêtres qui attribuaient aux dieux les manifestations de l’arc-en-ciel soit pour leur exprimer leur colère, soit pour convaincre les Terriens de leur toute puissante magnanimité en offrant la paix entre les hommes.

Cette représentation quasi théâtrale m’amène à penser à mon vieil ami de Côte d’Ivoire Maurice Delignon que les journalistes parisiens surnommaient dans leurs articles : « Le capitaine Momo ». Les seniors, tant ivoiriens que parisiens n’ont pas oublié son fameux sous-marin le C-105 aménagé en discothèque. Il avait fait les beaux soirs des noctambules festifs d’Abidjan et, plus tard, de ceux des bords de la Seine au Bois de Boulogne avec grand succès.

Le « C-105 » avec la « Baby-brousse », émanation de la 2 CV, dont Citroën avait racheté la licence en 1969, ne sont qu’une partie des conceptions de Maurice. Aujourd’hui, en dépit des années écoulées, il est toujours animé par ses mêmes passions : inventer, créer, concevoir, construire.

« L’éclairage sur la lumière » me ramène à cet ami en raison de sa gigantesque sculpture de verre qui symbolise le remplacement des ampoules à incandescence au profit des ampoules halogènes à économie d’énergie.

Il a fait de cette sculpture un merveilleux produit décoratif qu’il souhaiterait voir installé dans un hall d’expositions, d’hôtels, de mairies, d’établissements EDF et pourquoi pas dans le site de centrales électriques, voire aussi au milieu de ronds-points aux carrefours de nos routes. Enfin, partout où nos vieilles ampoules ne reflèteront plus qu’un éclairage sur une époque définitivement révolue.

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